Cour suprême américaine : le Parti républicain veut passer en force au Sénat

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« L’enseignement des faits religieux à l’école n’est pas une entorse à la laïcité mais une extension de celle-ci »

« Le traitement réservé à Danièle Obono est une offense faite aux femmes, à toutes les femmes »

Alors que Donald Trump veut remplacer rapidement Ruth Bader Ginsburg, Joe Biden dénonce une « pratique brutale du pouvoir » et appelle les sénateurs républicains à « respecter leurs obligations constitutionnelles ».

Le nom de la candidate promise samedi 19 septembre par Donald Trump pour remplacer à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, décédée la veille, icône des luttes féministes, n’est pas encore connu, mais la bataille de la confirmation par le Sénat des Etats-Unis est déjà engagée. Comme après la mort brutale du juge conservateur Antonin Scalia, le 13 février 2016, le chef de la majorité républicaine a aussitôt abattu ses cartes en affirmant que « le candidat du président Trump aura droit à un vote dans l’enceinte du Sénat des Etats-Unis ». Il y a quatre ans, le même Mitch McConnell (Kentucky) avait bloqué le choix du président démocrate Barack Obama, en assurant que ce dernier avait perdu toute légitimité à onze mois de son départ de la Maison Blanche.

Le calcul du chef de la majorité républicaine, maître de l’ordre du jour de la Haute Assemblée, ne fait guère de doute. Il est convaincu de pouvoir rassembler derrière lui la majorité qui a acquitté Donald Trump le 5 février, après sa mise en accusation par la Chambre des représentants. A l’époque, les défections s’étaient limitées à Mitt Romney (Utah), sur un seul des deux articles adoptés par la Chambre des représentants.

L’équation est cependant autrement plus complexe qu’au début de l’année, pour des questions de fortune électorale autant que de calendrier. Avec trois voix d’avance seulement, la majorité républicaine reste fragile. Mitch McConnell fait le pari de la pression de la base conservatrice, sur un sujet qui pourrait avoir des répercussions sur le droit à l’avortement, un marqueur essentiel de la « guerre culturelle » qui oppose les deux grands partis américains. Le camp conservateur peut perdre trois voix et parvenir tout de même à ses fins grâce au vote du vice-président, Mike Pence, qui est également le président du Sénat.

Les noms les plus surveillés sont les mêmes qu’en février : il s’agit de ceux des sénatrices Susan Collins (Maine), dont la réélection en novembre n’est pas assurée, de Lisa Murkowski (Alaska) et donc de Mitt Romney. Les deux premières, plutôt centristes, ne tiennent sans doute pas à être associées à une limitation du droit à l’avortement. Susan Collins a été la première, après le décès de Ruth Bader Ginsburg, à plaider samedi pour que la nomination soit effectuée par le président élu le 3 novembre. Lisa Murkowski a été encore plus loin en assurant qu’elle ne soutiendra pas « la nomination d’un juge à la Cour suprême si près de l’élection ».

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