À Paris, la majorité en ordre dispersé après la démission de Christophe Girard

Une semaine après la démission de Christophe Girard, en raison de ses liens avec l’écrivain Gabriel Matzneff, et après des révélations de Mediapart sur la tenue de dîners entre les deux hommes défrayés par la ville, les tensions entre pro et anti-Girard ne semblent pas prêtes de s’apaiser au Conseil de Paris.

La démission de Christophe Girard la semaine dernière, en raison de ses liens avec l’écrivain Gabriel Matzneff visé par une enquête pour viols sur mineurs, a semé le trouble, la zizanie, dans la majorité municipale parisienne entre les anti-Girard, notamment les deux élues EELV Alice Coffin et Raphaëlle Rémy-Leleu, et les pro-Girard, Anne Hidalgo en tête. La maire de Paris a défendu son adjoint jusqu’au bout, malgré des notes de frais prouvant l’existence de trois dîners entre Girard et Matzneff ; Anne Hidalgo en a eu connaissance avant la démission, selon les révélations du site Mediapart, qui ont encore accentué le malaise au sein de la majorité. 

L’affaire Girard “ne sera pas sans conséquence”, admet un proche de la locataire de l’Hôtel de Ville. Pour certains socialistes, la pilule est amère après les révélations de Mediapart : “Ils ont défendu Girard, maintenant ils se sentent trahis”, raconte un collaborateur. Dans le camp Hidalgo, on espère maintenant que sa démission et que la pause estivale vont calmer le jeu, pour retrouver à la rentrée le moyen de travailler ensemble malgré les rancunes.

Du côté des Verts, qui pensaient avoir obtenu la tête de Christophe Girard lors des négociations d’entre-deux-tours, pas question de quitter la majorité. Mais les socialistes, disent-ils, vont devoir accepter la place davantage prépondérante des élus EELV, qui ont désormais 23 sièges, et la présence d’une nouvelle génération à la culture politique différente. 

Il y a aussi des comptes à régler au sein du PC et du parti Génération.s, où les communiqués pro-Girard ont fait ruer dans les brancards. “Ils avaient le fusil sur la tempe”, soupire un cadre, pour qui cet épisode aura eu le mérite de percer à jour “le caractère clanique et autoritaire” d’Anne Hidalgo. À Paris, le temps ne suffira peut-être pas à panser les plaies. 

Source: https://www.franceinter.fr/a-paris-la-majorite-en-ordre-disperse-apres-la-demission-de-christophe-girard

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